samedi 4 février 2012

T. SANKARA: LE SENS DU MOUVEMENT DES NON ALIGNES

Contrairement à l’interprétation restrictive et simpliste que l’impérialisme veut nous imposer comme définition du non-alignement, celui-ci n’a rien à voir avec une équidistance arithmétique des deux blocs qui dominent le monde ou un équilibrisme ridicule des traumatisés entre ces deux blocs, toute chose qui n’ont manifestement aucun sens et nient en fait notre liberté d’apprécier souverainement et en tout indépendance les attitudes et agissements des uns et des autres dans le monde (...). 
Bien sur le mouvement des non lignés n’est pas une puissance militaire et c’est heureux ainsi, même si cela lui vaut la dérision de certaines puissances chez qui la force tout cour prime le droit des peuples à la dignité et à l’indépendance. Notre mouvement est avant tout une force morale qui rassemble des pays divers par leur position géographique, leur étendue, leur population, leur économie et les systèmes sociaux dont il se sont dotés autour d’une politique positive et constructive pour promouvoir une paix collective entre eux, et entre tous les pays de notre planète, pour promouvoir la démocratisation des rapports internationaux fondés sur l’égalité des droits et des obligations en lieu et place des rapports internationaux actuels injustes et inégaux, pour promouvoir enfin le progrès des pays et des peuples en lieu et place de l’appauvrissement continue des pays pauvres et de l’enrichissement sur leur dos des plus riches. 
Partout où les peuples se lèvent pour réclamer leur libération et leur indépendance, l’impérialisme intervient grossièrement pour armer leurs ennemis, allumer la guerre et organiser leur massacre, se dressant ainsi activement contre la paix et contre la liberté des peuples. Il en est ainsi au Nicaragua où pour tenter d’effacer la victoire du peuple nicaraguayen, l’impérialisme dresse contre lui des bandes armées et des gouvernements de pays voisins qu’il manipule. Au Salvador, le même scénario a pour objectif d’enrayer l’avance du mouvement de libération nationale. Mais nous croyons que sur ce problème de la paix et de la sécurité et du droit des peuples à l’autodétermination et à l’indépendance, le mouvement des non alignés a entièrement raison de s’en tenir à sa position constante qui est de soutenir les peuples qui luttent pour leur liberté et leur indépendance ainsi que leur mouvement de libération nationale, quelque soit la fureur de l’impérialisme quelques soient les pressions que ce dernier exerce sur tel ou tel de nos membres pour tenter d’affaiblir la voix de notre mouvement.
(Discours prononcé au Sommet des Non alignés de New Delhi en mars 1983)

Gbagbo à la Haye: Jerry Rawlings s'ingurge contre la néo-colonisation

Devant les parlementaires africains à Addis Abéba à la mi-janvier 2012, Jerry Rawlings, un ex-président ghanéen et Haut Représentant de l’Union africaine pour la Somalie, a eu le courage de rappeler les contradictions de l’Union africaine (UA) et donc des chefs d’Etats africains. D’après lui, « Gbagbo à la Haye est une humiliation pour l’Afrique ». Il dit tout haut ce que tous les Africains pensent tout bas. Face à des modifications des pratiques internationales et le non-respect par les pays occidentaux des résolutions des Nations Unies, il y a eu des excès dans la pratique du droit d’ingérence en Afrique.Jerry Rawlings s’offusque et crie sa  peine, mais aussi témoigne d’une certaine honte pour le manque de courage des dirigeants africains pris collectivement. Il a dit en substance :« Notre déroute collective doit être corrigée de toute urgence et avec détermination afin que le sang et le labeur de ceux qui ont sacrifié leur vie à rechercher le changement ne soient pas gaspillés». En refusant de mettre en place un tribunal pour juger les chefs d’Etat africains, les tribunaux internationaux ont pris la relève.
D’après Jerry Rawlings, c’est humiliant d’avoir Laurent Gbagbo, l’ex-président de la Côte d’Ivoire à la Cour pénale internationale à la Haye alors que l’Afrique a les moyens et la capacité de rendre sa propre justice. Il considère qu’il y a là manifestement une incapacité des Africains à contrôler leur destinée, ce qui en soi est humiliant. Mais au-delà de l’humiliation, c’est une réalité. Il a invité les parlementaires africains à cesser d’être des « observateurs silencieux » et de devenir des « véritables acteurs dans les dynamiques de changement du continent ». Il a osé lâcher le mot qui fâche en Occident. « Nous ne devons pas permettre à une nouvelle forme de colonialisme d’engloutir notre continent et de nous transformer en marionnettes de la communauté internationale. Conjuguons nos efforts en prenant une position ferme contre cette menace imminente». (SOURCES: http://www.africa1.com/spip.php?rubrique133)

Projet de loi permettant aux noirs brésiliens de porter des noms africains


Le projet de loi qui propose que la population noire puisse inclure des noms Africains en plus de leur nom de famille après l'âge de  18 ans sera débattu par l'Assemblée des Députés lors de la rentrée parlementaire. Approuvé en fin d'année dernière par la Commission des droits de l'Homme et des Minorités de la Chambre, le projet a été soumis pour décision finale à la Commission de la Constitution et de la Justice  (CCJ).
Rédigé par l'ancien Ministre en charge du Secrétariat Spécial de l'Égalité Raciale et Edson Santos(PT-RJ) et du député Nelson Pellegrino (PT-BA), la proposition établit le droit des afrodescendants  à adopter des patronymes africains, même s'il n'a aucune source familiale. La loi permet seulement que le citoyen " qui a atteint l'âge de la majorité puisse changer le nom sans que cela ne porte préjudice au nom de famille."Le souhait des deux députés est d'ajouter un paragraphe dans la loi pour permettre aux afrodescendants de pouvoir porter des patronymes africains. Pour justifier le projet, les deux parlementaires affirment qu'au fil des ans, ces noms ont été remplacés par d'autres d'origine non africaine. Ils espèrent recouvrer le passé des Noirs du Brésil grâce au changement de la loi." Non seulement la culture, mais aussi l'identité même de ces afrodescendants ont été de cette manière supprimées tout au long de l'histoire. Il devient donc nécessaire d'adopter des mécanismes pour la récupération de cette identité. Et l'un des plus importants pour atteindre cet objectif c'est la possibilité d'adopter le nom de famille d'origine ", indiquent les députés. SUITE DE L'ARTICLE ICI: http://guyzoducamer.afrikblog.com/archives/2012/01/27/23353504.html

samedi 21 janvier 2012

Les 20 jeunes femmes les plus dynamiques d’Afrique

Elles sont jeunes, elles sont belles, et surtout, elles sont talentueuses et ont déjà à leur tableau de nombreuses réalisations dans leurs domaines. Entrepreneurs, visionnaires, jeunes leaders, intellectuelles, elles sont à l’avant-garde de la révolutions socio-économique imminente en Afrique et au coeur de sa renaissance contemporaine. Voici les 20 africaines qui font bouger le continent. CLIQUEZ SUR LE LIEN SUIVANT:http://angazamag.com/business-finances/entrepreneurs/les-20-jeunes-femmes-africaines-les-plus-dynamiques/2471/